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CONCOURS DE BRECHES

CONCOURS DE BRECHES

Trouver la brèche…Vous voyez ce dont je parle? Porter attention, baisser la garde, se décaler un instant, modifier la focale, et laisser entrer la couleur...En plein milieu de l’écume et de l’asphalte.DSC03435

Il s’agit d’une merveilleuse attitude pour laisser se faufiler des rayons de sourire dans le programme inévitable de nos journées. Et c’est un jeu d’enfant…

L’autre jour, j’avais un important rendez vous de travail dans le fin fond du 17eme, et plusieurs personnes m’attendaient. Une certaine ligne de RER s’était totalement arrêtée suite à un incident. Par effet boule de neige, les lignes de métro pour les correspondances étaient tellement saturées qu’il fallait faire la queue derrière une immense foule pour accéder…aux quais.

Je suis donc sortie pour tenter d’attraper un bus. Les  arrêts se remplissaient de gens espérant se rapprocher de leur destination.

Je me suis accordée quelques secondes pour décider si j’allais céder au stress, ou au contraire  rester détendue et disponible. C’est le temps qu’il faut pour trouver la brèche…Quelques instants, ou trois respirations profondes par exemple. Ce qui ne veut nullement dire se laisser aller ou renoncer! Au contraire! Vous permettez à votre esprit une merveilleuse disposition. Celle qui favorise les chemins de traverse. La destination reste la même elle!

J’étais déjà très en retard. Plutôt que de m’agiter, m’énerver, faire monter inutilement mon taux de cortisol, autant savourer. Avec calme. Beaucoup de gens s’étaient mis à marcher. J’ai pu constater que la plupart étaient plutôt détendus. Souriants. L’aurais je remarqué si je m’étais révoltée contre les circonstances au lieu de les accepter et d’y ajuster ma voile? On ne voit plus rien du monde lorsque l’on se contracte.

Les bus étaient évidemment tous pris d’assaut. J’avais réussi à avancer un peu mais il restait pas mal de route. De plus en plus de gens, on ne pouvait pas tous monter, l’autre bus tardait à arriver…

C’est alors qu’un de ces  autocars touristiques à deux etages ralentit et se retrouve juste en face de moi…Je regarde le chauffeur, il me regarde, je toque à la porte, lui demande dans quelle direction il va, si je peux monter pour m’avancer, il accepte avec une grande gentillesse “pour votre sourire”. Il y avait juste quelques touristes russes dans le fond du véhicule, j’étais joyeuse et contemplais la ville qui défilait. Vous pouvez être touriste dans votre quotidien! Est ce que s’amuser nous empêche d’atteindre la destination du jour? si tant est que cette destination soit claire. Pourquoi ne pourrait elle pas bouger aussi? Bref.

Arrivée plus près de mon lieu de rendez-vous, j’étais totalement perdue!  Il n’y avait personne alentour…sauf, un petit monsieur avec un plan de Paris à la main. Il ne savait pas où il était mais semblait ravi de me montrer le chemin. “Vous savez, faut s’entr’aider hein…” me dit-il.

J’étais très en retard. Mais qu’est ce que le retard? Si nous avons pu commencer à travailler à partir d’un état de détente et donc d’ouverture et d’inspiration, le cours des événements avait plutôt été orienté de manière benefique non? Ho certes c’est une petite histoire. Le plus important c’est que nous avons tous la clé des champs au fond de la poche.

Chaque instant est une occasion de recevoir et transmettre douceur et enchantement. C’est un choix TOUJOURS disponible. Vous arriverez bien suffisamment à temps.

 

Bien à vous,

pourquoi voir un psy?

pourquoi voir un psy?

C’est vrai après tout, pourquoi consulter? “Aller voir quelqu’un”, comme il est dit avec suffisamment de flou pour ne pas créer trop de remous, est certes de nos jours plutôt répandu. Payer pour parler? Il est tout à fait légitime de se poser la question.     bbbbbbbb

 

L’ami, le parent, le collègue, ou le voisin, à supposer qu’ils soient disponibles et d’une bonne écoute peuvent aider à formuler, identifier, ou soulager ce qui fait mal. Parfait!

Oui, mais imaginons aussi qu’il s’agisse d’une souffrance plus profonde, d’une lassitude plus intense, d’une confusion persistante, d’un sentiment de détresse sous jacente, prête à prendre le dessus. Certes le besoin peut être nié, ou remis à plus tard. Mais Imaginons qu’il y ait comme une “insuffisance” vous voyez? Elle peut être diffuse,  elle peut être liée à une situation particulière,  elle peut se traduire par “je me sens perdu, ou incompris, ou “qu’est ce qui ne va pas et pourtant quelque chose ne va pas!”, ou encore, “je ne me sens pas capable, je ne sais pas ce que je veux, ou encore, ‘comment surmonter cet événement abominable(perte, séparation, choc etc) ?etc. Bref il existe une multitude de traduction de cette insuffisance. Qui nous pétrifie parfois.On se sent envahi ou démobilisé. Paralysé ou vaincu. Alors, pourquoi ne pas “voir quelqu’un?”.

  • Qu’est que la ou le psy a que les autres n’ont pas? Qu’est ce qu’un psy offre de plus?

Je vais vous donner mon opinion d’ex patiente: UN PSY NE VOUS DOIT RIEN ET VOUS NON PLUS. Je m’explique.

Dans la rencontre avec un professionnel du monde psy, il se passe (dans le meilleur des cas, mais il n’y a que des cas particuliers…Donc ce serait un peu long ici d’en dresser le répertoire), il se passe donc cette chose absolument extraordinaire! Quelqu’un est  au “service” de notre psyché. De ses manifestations et obscurités. Nos plaintes trouvent réception. Réception active. Ce qui n’a rien à voir avec réaction!

Quelqu’un nous offre un espace de LIBERTE sécure et stable. Et cette liberté est assurée en grande partie par le fait que cette personne ne nous doit rien! Donc il peut être touché mais il tient le coup. Il est présent, mais pas obligé .Nous le voyons un moment jusqu’à ce que nous n’en n’ayons plus besoin. Mais il ne nous “doit” ni admiration, ni politesse, ni compassion ( ou ce que vous voulez). Entendons nous bien! C’est un être humain, sensible, attentif, pouvant éprouver des choses auprès de vous! Mais il n’y a  pas tout un passif  qui va le mettre en “réaction”.

Il est sincèrement intéressé par ce qui vous arrive. Il s’engage parce qu’il le souhaite. Sinon rien n’est possible. ET CE N’EST SURTOUT PAS PAR DEVOIR. S’il est dans le devoir, excusez moi mais cela ne tiendra pas la route.

Et nous, patients, ou clients, nous choisissons de venir parce que justement ce que nous revendiquons va peut être lui être balancé mais ne le concerne pas! CELA NE LUI EST PAS ADRESSE !

           Quelqu’un va être là à nos cotés, jusqu’à ce que nous trouvions notre rivage.

Il observe, sans juger, sans enfermer, sans chercher à nous transformer en ce que nous ne voulons pas (ou plus) être. Il ne nous impose pas des conclusions qui ne nous correspondent pas. Il ne cherche pas à nous voler la vedette! C’est notre cheminement qui importe. Il va le favoriser. Le stimuler. En permettre l’épanouissement. Et nous ne lui devons rien! Puisque nous le payons! Nous sommes libre de toute “dette” dans cette relation là. Et cela donne une extraordinaire liberté. De celles qui favorisent inspiration et énergie nouvelle.

Cela dit, une conversation en attendant le bus peut parfois produire des effets merveilleux. Voire une véritable prise de conscience! Cela arrive. Restez ouverts.

Je reviendrai une autre fois sur la question de la dette.

 

N’hesitez pas à m’envoyer vos témoignages et réactions.

Bien à vous,

E.B.

Thérapeute plutôt que psychothérapeute

Thérapeute plutôt que psychothérapeute

DSC03242Etymologiquement “qui prend soin“. Je trouve ce terme par son coté générique, plus…stimulant. Non qu’il s’agisse de retrancher la part psychique. Disons plutôt qu’il s’agit de l’incorporer. Et de ne pas la réduire à ce qu’il advient sur le plan mental seulement. Vous voyez?

On appelait ainsi dans l’ancienne egypte certains groupes d’ascètes qui se retiraient pour étudier les textes, jeuner etc. Il se décalaient, se mettaient à l’écart du monde pour réfléchir, commenter, discuter.

Ce n’est pas cette dimension qui m’apparait la plus adéquate mais cela dit… pouvoir se mettre à l’écart du tumulte, du quotidien, de l’habituel, du “rationnel” pour réfléchir, sentir, chercher m’apparait indispensable dans cette profession. Pour accueillir le SINGULIER.

Je choisi de travailler de la manière la plus holistique possible. Je tiens compte de ce qui se passe aussi bien sur le plan physique, qu’émotionnel, intellectuel, spirituel etc. Je ne cherche pas à étiqueter. A classifier. A “adapter” le patient à une méthode particulière. Ou un style de vie. Je ne cherche pas à appliquer une même grille de lecture à tout ceux qui viennent me voir. Pourquoi ne pas parler aussi de votre diététique par exemple?( après tout cela signifie à l’origine “régime de vie”). Vous voyez?

Je suis juste quelqu’un qui prend soin. Le reste se joue et s’organise en fonction de chaque personnalité.

Bien à vous,

E.B.